L'anthropologie historique a estimé que la violence est souvent liée à une forme de règlement des conflits et elle a mis en valeur le fait qu'elle n'exclut pas le règlement en justice. Pour le Moyen Âge central par exemple, elle a pu mettre en évidence le piège sémantique du mot « violence ». Il a, en fait, très souvent le sens d'injustice et n'apparaît pas systématiquement corrélé à la violence brutale. Des analyses récentes ont montré que bien des actes de violence sont codés et s'inscrivent dans un processus devant mener à un règlement en justice. Il faudra étudier comment le fait de nommer des actions « violentes » s'apparente à une stratégie discursive incluse dans une stratégie plus générale de luttes dans des affrontements et conflits judiciaires.
Louée, nécessaire à l'établissement de la réputation, impérative pour rétablir l'honneur blessé dans un processus de vengeance, la violence continue d'être largement pratiquée par toutes les couches sociales, nobles et non nobles. Mais le roi et les juges, qui partagent l'ensemble de ces valeurs tout en défendant l'ordre public, la codifient, définissent ses modes de condamnation et sa légitimité, tandis que les nobles tendent à l'exercer comme un privilège dû à leur rang.
A completer..._________________
Pair pépère ~
L'innocence n'existe pas, on est au mieux suspect au pire coupableQue la vie est un délice - Surtout quand on est dans la police
